Agile Playground #44

Xebia hébergeait mardi soir le 44 ème Agile Playground, dernier rendez-vous avant la pause estivale. Toujours pas mal de choix et de bonne humeur au rendez-vous. Après le traditionnel accueil de Regis Schneider concernant la motivation et IMG_1151[2]les clés du Meetup, nous avons commencé par un ice breaker : les triangles isocèles. Pour cet ice breaker, chaque personne doit noter son nom sur deux post-it et tous les post-it sont pliés et rassemblés ensemble de façon à ce que les noms soient cachés. Chacun pioche alors deux post-it et doit former un triangle isocèle avec les deux personnes piochées au hasard. Afin de pouvoir reconnaître les personnes ayant inscrit leur nom sur les post-it, nous avons formé un cercle ou chacun a énoncé son nom à voix haute. Ce jeu rappelle un peu  » Movers and Shapers  » que Olivier My nous avait fait jouer lors d’un précédent rendez-vous, qui explore les dynamiques de groupe et qui permet aussi de sensibiliser aux principes de systémique. Les triangles isocèles permettent, à la différence de cet ice breaker,  de retenir deux prénoms de l’assemblée.

Pour le plat de résistance, nous avions le choix entre un atelier sur la spirale dynamique et un atelier utilisant des « Liberating Structures ». J’ai pour ma part choisi de participer au premier et j’ai appris que nos comportements sont influencés par le milieu culturel dans lequel nous vivons et que nous réagissons selon des niveaux d’existence. Nous naviguons parmi ces derniers et passons de l’un à l’autre lorsque nous atteignons  les limites de ceux-ci. (voir ci-dessous)

Pour le jeu, nous avons, en équipe, associé des cartes de croyance, de valeurs, la peur de base, des traits de fonctionnement sociaux, des apports sociaux, des structures sociales… aux niveaux, selon la perception du monde et la quête des personnes de ces derniers. Voici les corrigés ci-dessous :

 

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Les animateurs Georges Rizk et Patrick Manoukian nous ont ensuite montré comment les principes du Manifeste Agile pouvaient correspondre à ces différents niveaux. Ceci m’a alors rappelé la conférence d’Andrea Provoglio (ici) sur les différents styles de leadership que j’avais pu suivre lors d’un événement chez VISEO au mois de mai dernier.

Nous avons alors essayé un « 1, 2, ping, 4, pong » et j’ai terminé la soirée en jouant à un jeu de carte sur les projets Agiles, « Scrumind » qui se base sur les principes du « mille bornes », mais en collaboratif. J’ai aimé la possibilité qu’offre le jeu de pouvoir utiliser des anecdotes et problèmes concrets de la vie professionnelle pour bloquer les membres du  projet et les empêcher de délivrer de la valeur.

Encore une belle soirée pleine d’information, de collaboration et de bonne humeur. Encore merci aux animateurs et à tous les participants !

 

Liens et Références

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Management 3.0 avec Jurgen Appelo

J’étais vendredi soir chez Xébia au 7ème pour écouter Jurgen Appelo nous présenter son livre, « Managing for Happiness« . 2016-10-07-22_38_24-amazon-fr-managing-for-happiness_-games-tools-and-practices-to-motivate-anyD’après Patrick Sarfati  de Xébia, tout change autour de nous à une allure éreintée sauf… non, pas le changement comme l’énonce Heraclite d’Ephèse, mais le Management. Notre bon vieux Management basé sur les travaux de Taylor et qui n’a pas évolué depuis plus de 60 ans. C’est avec Plaisir que j’ai écouté Jurgen Appelo nous raconter une jolie histoire du Management en empruntant des morceaux choisis de sa vie. D’abord développeur puis ensuite manager… cela ne vous rappelle pas quelque chose ? Difficile quand on n’a pas appris les subtilités du management. D’ailleurs qu’est-ce que le management ? Et bien Jurgen nous apprend que cela vient de l’Italien « maneggiare » qui signifierait « tenir en main les rênes d’un cheval », et par extrapolation, « dresser un cheval ». Les entreprises ont besoin de management car à l’image de l’équitation, personne ne souhaiterait se retrouver sur un cheval non dressé. Mais pas le management 1.0 de Taylor où le manager contrôle tout mais plutôt le  management 3.0. Mais qu’est-ce que c’est ? Jurgen nous dévoile 7 pratiques que le manager moderne devrait avoir en tête et utiliser afin de motiver ses collaborateurs. Il les appelle des « silver bullets » ou « balles en argent ». Parmi ces pratiques, nous apprenons que le manager doit mettre en place un contexte propice à l’échange ou au travail : « Manage the system ». Comme par exemple au cours d’un repas entre collègues où tout le monde amènerait un plat. Le manager s’occuperait par exemple de la logistique, des couverts, du lieux, de s’assurer qu’il y ait à boire et que les plats soient variés… Autre pratique, entretenir la bonne humeur, du moins c’est ma traduction de « Nuture Happiness« . Les équipes doivent avoir des évènements à célébrer. Jurgen nous raconta alors qu’il avait reçu une cloche qu’il avait installée à côté de la machine à café et qu’à chaque fois qu’une personne voulait célébrer quelque chose, elle faisait sonner la cloche. La dernière fois que Jurgen a fait sonner la cloche, c’était pour annoncer son départ de la société. Les autres pratiques sont : Embrace playfulness, Run Experiments, Accelerate Learning, Innovate management, Build for meaning… Jurgen les explique chacune dans son livre.

2016-10-08-09_31_58-12-steps-to-happiness-v1-00-poster-color-pdf-et-5-pages-supplementaires-%e2%80%8e-microQuelques aventures et minutes plus tard Jurgen nous demande si un employé heureux obtient des performances plus élevées  ou  si c’est les succès qui rendent les employés heureux ?  A l’image de la poule et de l’œuf… La réponse; les deux en fait mais des employés heureux sont beaucoup plus performants et achèvent beaucoup plus de travail. Il nous dévoile alors 12 éléments qui selon lui, sont des facteurs de bonheur. Parmi lesquels on retrouve les faits de manger bien, de bien dormir, de faire du sport, d’expérimenter, d’être bienveillant et de sourire.

Nous continuons de suivre Jurgen dans les chapitres de son livre et il nous raconte comment il a rapproché les membres d’une équipe en faisant du team branding à l’aide de carte mentale (mind map). Jurgen demanda à chaque membre de l’équipe de construire sa propre carte mentale personnelle avec ses parents, ses amis, son travail, ses hobbies… Puis les carte mentales  sont exposées aux autres membres de l’équipe qui peuvent poser des questions. Le dialogue s’instaure ainsi petit à petit entre les membres de l’équipe et chacun apprend à connaître l’autre un peu plus. Je pense pour ma part que cet exercice procure aussi l’avantage à la personne qui construit sa carte de pouvoir se poser et effectuer une introspection. Les apports de cet exercice sont donc multiples 😉

Le deuxième artefact que Jurgen nous a partagé est le delegation board. Cet exercice qui utilise un jeu de carte (c’est plus ludique avec des cartes) appelé delegation poker, définit les différents niveaux de délégation : du niveau le moins libre ou le manager donne les instructions au niveau le plus délégué ou le manager laisse la décision aux employés sans être informé de celle-ci. Le tableau se construit en réalisant des intersections entre les tâches et les niveaux de délégation. Jurgen a imagé ce concept de délégations en utilisant la pose des congés par les employés ou le premier niveau consiste à ce que ce soit le manager qui décide des congés et le dernier niveau ou les employés se débrouillent sans que le manager soit obligatoirement informé. Jurgen possède dans sa besace, quelques exemples amusant de delegation board; le delegation board allemand, très complexe et incliné de 90 degrés, le delegation board néerlandais où on ne choisit pas son emplacement dans l’open space mais où les bonus sont délégués; Jurgen l’explique par le fait que les néerlandais sont partagés entre la rigueur et la liberté. « Quand on arrive à l’aéroport d’Amsterdam, on voit des champs rectilignes mais cela peut très bien être des champs de marijuana ou de tulipes ».

Beaucoup d’entreprises aujourd’hui communiquent avec leurs valeurs mais un certain nombre d’entre elles ne les respectent pas vraiment. De plus, cela n’est pas toujours simple de se rappeler d’une liste de valeurs alors qu’on n’arrive pas toujours à se rappeler de la liste des courses. Les personnes arrivent plus facilement à mémoriser des histoires! En partant de ce principe, pourquoi ne pas ouvrir un canal de communication (channel) sur slack ou chacun pourrait à sa guise raconter une histoire ou une anecdote mettant en scène certaines de ces valeurs. Par ce moyen, on rendrait à celles-ci tout leur sens.

Avant dernière destination dans notre voyage dans le management 3.0, les récompenses et bonus financiers. Quand, à qui et comment les attribuer. Comme dans l’ancien système, 80% pour le patron et 20% pour les employés ? Ou alors pas d’augmentation, tout le monde touche les même bonus ? Ni l’un, ni l’autre ne sont des systèmes qui motivent et encouragent les employés. Mais heureusement, il existe des solutions. L’une d’elle se base sur un système de points. Chaque employé à la possibilité de distribuer jusqu’à 1000 points à leur collègues. Ces points sont ensuite convertis proportionnellement en bonus financiers. Mais ces bonus ne sont versés que si on tire 6 aux dés. Sinon, celui-ci est gardé pour le mois suivant, ce qui rend aléatoire le versement de ce gain et garde les personnes motivés.

Pour terminer avant d’aller se rassasier au buffet, Jurgen demanda à l’assistance s’il fallait mieux célébrer les succès ou les échecs. Et bien ni l’un, ni l’autre, ce qu’il faut célébrer, c’est l’apprentissage ; le fait d’apprendre. On peut donc célébrer une mauvaise pratique si on a appris quelque chose et cela ne sert à rien de célébrer une bonne pratique qui a fait ses preuves. La courbe d’apprentissage est maximale lorsque nous expérimentons de nouvelles pratiques. Il faut donc expérimenter !

Au bout d’une heure et demi colorée où Jurgen nous a fait rêver avec son Management 3.0, il nous a fait un dernier cadeau; dans l’un des sacs de goodies de l’assistance offert par Xébia, se trouve un sticker. La personne qui le trouve gagnera un livre. Nous avons mis du temps à trouver le sticker mais personne ne serait passé à travers une telle opportunité.

Merci à Xébia et Jurgen Appelo pour ce meetup et cette présentation. Cela m’a donné envie d’acheter le livre 😉

Vous pouvez suivre et trouver des informations sur le management 3.0 ainsi que les ressources des jeux énoncées ci-dessus sur le site management 3.0.

 

 

Scrum & Nous, 2ème session à l’agile playground

Bonjour,

nous étions mardi dernier à l’agile playground organisé dans les locaux de VALTECH pour une deuxième session avec la version v2.1 du jeu « Scrum & Nous ». Pour cette nouvelle version, nous avions pris en compte de nombreux retours du premier Agile Playground de février.

Nous nous sommes encore une fois bien amusés avec des joueurs enthousiastes et avons encore pu affiner les règles du jeu grâce à leurs ressentis et leurs retours. Nous allons d’ailleurs en intégrer dans la prochaine version du jeu 😉 Parmi les bonnes idées, celle d’effectuer un sprint d’exemple ou encore de rajouter une phase d’engagement sur les stories pour la construction du backlog de sprint.

De notre côté, nous retirons qu’une session d’une heure est trop courte pour expliquer le jeu et jouer quelques sprints; le format idéal reste donc une session d’une durée supérieure à 2 heures selon le niveau de connaissance de Scrum.

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Merci à VALTECH et aux organisateurs, j’ai pour ma part, bien aimé l’ice breaker qui consistait à noter un événement improbable mais vrai nous concernant sur une feuille pour ensuite le partager avec toutes les personnes une à une lors d’un rallye questions/réponses (pour simplifier).

 

Première sortie de Scrum & Nous à Agile Playground

Nous avons présenté hier soir et pour la première fois, la version beta de SCRUM & Nous à des passionnés d’agilité lors du meetup Agile playground Paris #24 chez GooD qui nous a gentiment reçu dans ses locaux.

Un petit peu réticents au début à montrer le jeu dans une version en cours de finalisation (Y’a encore un peu de boulot ;-)), nous nous sommes vite laissé convaincre par les Agiles Gamers qui nous entouraient

Nous avons ainsi joué pendant plus d’une heure dans une ambiance excellente. Les participants nous ont donné des feedbacks constructifs et positifs. Ces informations précieuses nous aideront à sortir le jeu parfait (fluide, fun, et pédagogique).

Nous souhaitons remercier chaleureusement les personnes qui ont joué avec nous ce soir, les organisateurs de la soirée et Christophe pour ces superbes photos!

Grâce à ce blog, vous pourrez suivre l’aventure de Scruminou!

PS: Comme promis, voici l’adresse du site qui permet d’imprimer les cartes : http://www.artscow.com/